Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 23:49

 

J’ai présenté ce jour au conseil municipal le rapport de l’activité 2010 du CCAS de la Ville de Grenoble. En cette journée mondiale du refus de misère, j’ai d’abord redit la solidarité de la municipalité avec les associations qui se sont largement mobilisées pour dénoncer la politique du gouvernement : "les moyens diminuent, la misère augmente".

 

Ce rapport d'activité 2010 se situe évidemment dans un contexte de crise sociale au plan national, comme l’illustre l’évolution de la part de la population qui vit sous le seuil de bas revenus (13% en 2008, 13,5 % en 2009, près de 14% en 2010), mais aussi local puisque près de 23 % des Grenoblois se situent sous ce même seuil.

 

2010 a donc vu se durcir l’environnement du CCAS avec dans le même temps une augmentation des besoins sociaux (voir ici l’analyse des besoins sociaux 2010) et une raréfaction des financements publics, alors même que nous devons poursuivre le redressement de la situation financière du CCAS tout en mettant en œuvre le plan d'actions 2009 – 2014 ! Il a donc fallu trouver un chemin étroit entre ces contraintes apparemment inconciliables, et,  sans prétendre que tout a été parfait, je pense que ce rapport démontre que nous y sommes parvenus. Je veux dire ma gratitude et ma reconnaissance aux administrateurs et aux services pour le travail considérable réalisé.

 

Ainsi, nous avons à la fois accéléré le redressement financier de l'établissement public (avec un exercice financier proche de l’équilibre), et développé les services proposés à tous les Grenoblois, à la fois dans l’action sociale territoriale avec le nouveau projet des centres sociaux (voir ici) et dans l’innovation sociale avec la conduite de nombreuses expérimentations (voir ici) en cohérence avec objectifs initiaux (redistribution, accès aux droits, développer l'action collective, favoriser le vivre ensemble).

 

Nous avons en outre porté une réorganisation générale des services qui traduit une conception nouvelle de l'action sociale : il s’agit d’une part de sortir de l’entrée unique par les publics, qui ne correspond plus à une réalité sociale complexe, et d’autre part de rompre avec la logique exclusive de l'offre pour co-construire les réponses avec ceux qui vivent la demande sociale, les habitants et les associations. L’enjeu est ainsi de mieux fonder la légitimité du service public de l'action sociale de proximité, non seulement en contribuant à une réponse mieux adaptée à l’évolution des besoins sociaux, mais aussi en favorisant le vivre ensemble par le décloisonnement des publics, des générations, des milieux sociaux, des origines etc…

Chacun l’aura compris, cette réorganisation constitue un changement de culture essentiel pour les professionnels du CCAS, qui exige à la fois de la volonté politique, beaucoup de pédagogie, d’explications, d’échanges avec les salariés et enfin du temps pour s’inscrire dans la durée.

 

Pour consulter la version résumée du rapport d’activité 2010 : c’est ici

Pour consulter le rapport complet de l’activité 2010 du CCAS : R10

Bonne lecture !

Par Olivier Noblecourt - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 07:12

 

J’ai déjà eu l’occasion d’écrire (ici) combien l’expérimentation sociale me semble une méthode à la fois utile pour mesure l’impact réel d’une politique publique, nécessaire pour s’adapter aux évolutions des expeformes de pauvreté et efficace pour permettre l’échange de bonnes pratiques entre acteurs sociaux. En période de crise, et alors même que nos concitoyens doutent de plus en plus de l’efficacité des politiques sociales, la méthode expérimentale est ainsi doublement justifiée, d’une part parce qu’elle permet aux citoyens de mesurer objectivement les résultats obtenus et d’autre part en facilitant l’affectation des ressources publiques en priorités aux politiques les plus adaptées et évolutives.

C’est ainsi qu’au lieu de contracter nos politiques sociales face aux baisses de financements, au lieu de nous recentrer sur nos compétences obligatoires (forcément minimalisées par de zélés juristes), nous avons choisi de lancer de nouvelles actions, de rechercher de nouveaux financements, d’affecter une part du produit de notre rigueur de gestion à la recherche de nouvelles réponses à la crise sociale. Cette politique à la fois responsable en termes financiers et volontariste en termes sociaux est ainsi à l’origine de 16 expérimentations, en cours ou à venir, qui sont autant de moyens pour les agents du CCAS d’adapter le service public de l’action social aux besoins des Grenoblois.

J’essaierai de les analyser de manière détaillée au fil des prochains mois, mais sans attendre je vous laisse les découvrir en observant qu’elles concernent plus de 10 000 Grenoblois, qu’elles sont largement financées et qu’elles correspondent bien aux priorités politiques que nous nous sommes fixées : augmenter l’effort de redistribution, développer les liens sociaux, encourager l’action collective.

Pour consulter le dossier de présentation des expérimentations sociales grenobloises : c’est ici

Par Olivier Noblecourt - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 23:06

 

Comme rappelé ici, les centres communaux d’action sociale ont pour obligation légale de réaliser chaque année une analyse des besoins sociaux sur leur commune. A Grenoble, nous réalisons alternativement une analyse spécifique (sur les personnes âgées en 2009) et une analyse globale comme ce fut le cas en 2010.

Sans surprise, malheureusement, l’ABS 2010 montre le durcissement des conséquences sociales de la crise pour les Grenoblois. Ainsi, le nombre de ménages connus de la CAF vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté de 3,4 %, celui des bénéficiaires de l’allocation de solidarité personne âgée de 1,7 %, le nombre d’allocataires de revenus garantis de plus de 13 % (avec  l’apparition du RSA qui a changé le périmètre)… alors même que le recours à la CMU-C continue de baisser. Et ce n’est là qu’une petite illustration de tous les besoins sociaux que cette analyse recense de manière complète.

Pour prendre connaissance du résumé de l’ABS 2010, c’est ici.

Pour lire l’intégralité de l’ABS 2010 :

A10

Bien évidemment, le rôle des politiques sociales locales n’est pas d’être dans le seul constat des évolutions sociales ou des conséquences des politiques nationales, ou des deux comme c’est le cas dans l’ABS 2010 : nous avons le devoir de construire des réponses locales adaptées. Nous continuerons donc à faire évoluer l’action sociale grenobloise pour mieux répondre aux besoins des Grenoblois, en espérant aussi que la crise sociale que nous vivons, aggravée par les politiques de la droite, trouve les réponses d’un gouvernement de gauche dans une petite année…

Par Olivier Noblecourt - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 14:34

Depuis près d’une décennie, dans la foulée d’une recherche – action menée par la sociologue Marie-Claire Vanneuville, l’association « femmes sdf » s’attache à comprendre, à faire comprendre et à aider les femmes en errance.

Chacun sait combien la rue est destructrice. Par la perte du repère social fondamental qu’est le domicile, par la fragilisation de tous les aspects de sa vie, l’individu en situation d’exclusion se perd progressivement aux autres et à lui-même. Dans notre société d’exclusion grandissante, qui développe de plus en plus la culpabilisation, voire la pénalisation, de la pauvreté, qui tend à placer l’individu face a sa responsabilité personnelle plutôt que de considérer la pauvreté comme une responsabilité collective (voir ce post), les comportements de non recours aux services et aux aides sociales, d’auto-exclusion de la société, de repli sur soi ou sur un petit groupe se multiplient, avec des conséquences sociales dramatiques.

Derrière cette misère qui se cache de plus en plus se trouvent en effet non seulement des situations de souffrance individuelle ignorées mais aussi des pratiques à risque pour soi-même et les autres, de l’exploitation l’Homme (souvent la femme) par l’Homme, de la violence liée au désespoir, des stratégies de survie au mépris de la loi et du respect d’autrui. Ces situations inacceptables se développent, à Grenoble comme ailleurs, sur le terreau d’une exclusion massive et d’une idéologie de jungle sociale qui transparaît chaque jour davantage dans la politique menée par le gouvernement.

Les Femmes, bien sûr, subissent avec encore davantage de violence ces évolutions. Mais parce que leur errance est plus cachée, par nécessité de sécurité, parce que le monde de la rue est d’abord un monde masculin, ce particularisme de l’errance au féminin est largement ignoré, comme s’il était tabou.

C’est tout le mérite de Marie-Claire Vanneuville et de l’équipe de « femmes sdf » que de rendre visible et compréhensible cette réalité. Par un travail extraordinaire d’humilité et de patience, dans la rue, les foyers, et, surtout, à l’accueil de jour, « le local des femmes », ouvert depuis 2004, véritable cocon de douceur, de compréhension, de sécurité, de répit, elles ont permis l’expression du vécu de ces femmes. Il faut savoir prendre le temps de l’écoute, respecter et comprendre les silences, savoir finir une phrase laissée en suspend, interpréter certains mots pour révéler tout leur sens. Il faut surtout beaucoup d’attention à la dignité de l’Autre et une forme d’amour pour ces femmes marquées par l’épreuve pour mériter leur confiance, lever les inhibitions et recueillir ces témoignages bouleversants : ils évoquent la honte de l’exclusion, la perte de l’estime de soi, la négation progressive du corps puis le renoncement à l’identité sexuelle, la peur face à la violence, la volonté d’être invisible dans l’espace public… Une forme de déshumanisation progressive liée à une souffrance individuelle immense, mais aussi à une absence de regard sur soi, tant de la part d’individus que d’une société qui les rejette. Pour avoir travaillé sur l’importance de l’absence de regard dans la « déshumanisation » de certaines personnes âgées dépendantes (dans le cadre de la démarche dite « humanitude », voir ce post), je mesure combien le rôle du regard individuel comme collectif est essentiel : le regard de l’autre nous restitue notre « moi » en tant qu’être humain, celui de la société nous confère ce « moi » social qui est indispensable à la dignité de toute personne. C’est dire l’importance de la tâche des professionnels et des bénévoles de l’association « femmes sdf », qui apportent ce regard individuel dans les relations qu’elles nouent avec les femmes en errance, et qui militent pour que la société leur offre un autre regard que le déni culpabilisant qui prévaut aujourd’hui.

C’est cette action globale, qui passe par un travail quotidien, mais aussi la réalisation d’un film de témoignages « Malaimance, histoires de femmes en errance », d’une pièce de théâtre remarquable « L’errance est immobile », co-créée avec la compagnie « l’envol », et d’un livre de photos et de témoignages « C’est quand demain ? », qui ont été présentés et mis au débat public aujourd’hui, à l’occasion d’une journée de rencontres initiée par l’association au théâtre Prémol et à laquelle j’ai participé.

Au-delà de l’enjeu essentiel de rendre visible cette réalité sociale des femmes en errance, je souhaite que cette journée se traduise par une mobilisation nouvelle, associative comme institutionnelle, autour de l’enjeu de la création d’une structure d’hébergement adaptée aux réalités de vie de ces femmes. En plein accord avec le collectif des associations de bénévoles et les collectivités territoriales, « femmes sdf » élabore un projet depuis plusieurs mois en ce sens, dont je suivrai la bonne mise en œuvre pour le compte de la ville de la Métro.

Preuve s’il en était besoin, dans le contexte sombre qui est celui de l’action sociale actuelle, que l’action exemplaire de professionnels et de militants, comprise et appuyée par les pouvoirs publics, peut permettre de trouver des solutions aux difficultés sociales les plus lourdes, pour peu que ces bonnes volontés se rejoignent dans un travail collectif. Un peu de bleu dans le ciel grâce à « femmes sdf »…

Par Olivier Noblecourt - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 20:56

Le constat est aussi simple que sombre : entre une crise sociale qui continue de se durcir et des politiques nationales qui réduisent les moyens de la solidarité, l’année 2011 s’annonce particulièrement mal pour les acteurs du champ social.

Au plan national, et les évènements de l’été l’ont dramatiquement démontré, la réponse aux inégalités sociales passe de plus en plus par l’ordre public, dans une spirale provocation – répression qui ne fait qu’accroître la désespérance, la colère, et la violence. L’accueil collectif pour la petite enfance est ignoré, l’école publique fragilisée par les suppressions de postes, les collèges et les lycées aggravent de plus en plus les déterminismes sociaux, la politique familiale s’essouffle et laisse prospérer un discours qui culpabilise les parents « démissionnaires », autorisant le lien inacceptable entre politique de soutien à la parentalité et prévention de la délinquance, la politique du logement n’est presque plus financée par la solidarité nationale, les capacités d’hébergement restent largement insuffisantes, notamment pour les demandeurs d’asile, la réforme de la dépendance aggravera les inégalités face à ce risque… sans parler d’un air du temps nauséabond, avec une extrême droite prétendument « laïque et sociale » surfant sur les digues abattues de la droite républicaine, qui a abdiqué beaucoup de ses valeurs en légitimant le fantasme du lien entre immigration et insécurité et en flattant les pulsions les plus primaires d’une partie de l’électorat dans la mise en scène éhontée du tout répressif et de la stigmatisation tour à tour des jeunes, des Roms, des immigrés…

Au plan local, les contraintes financières qui pèsent sur les collectivités limitent gravement leurs marges de manœuvre et leurs capacités à répondre à l’augmentation des besoins sociaux. Si la Métro porte un programme local de l’habitat très volontariste (voir ce post) et de nouvelles ambitions pour la politique de la ville (au moment où l’Etat s’en désengage massivement), si le Conseil général fait face aux augmentations massives d’allocataires du RSA et de l’APA, nombre de projets ou d’actions de proximité sont aujourd’hui limitées, à tel point que de plus en plus d’acteurs « s’autocensurent » dans leurs ambitions, faute d’espoir de les voir un jour financées.

Face à cela, les acteurs locaux de l’action sociale, professionnels, militants et bénévoles associatifs, ressentent souvent un isolement croissant, une fatigue grandissante, avec l’impression parfois d’écoper le Titanic à la petite cuiller. Ces sentiments se doublent parfois d’une forme de fierté face au travail accompli, d’une gratitude entre bénévoles, professionnels et militants devant le constat de tout le travail réalisé, au prix d’efforts redoublés… mais pour combien de temps encore ?

Au moment où le pessimisme ambiant ressassé par les médias semble avoir gagné les militants les plus dévoués de la solidarité, et ils sont nombreux sur Grenoble, je voudrais dresser ici quelques motifs d’espoir pour l’année à venir : certaines graines semées il y a quelques années commencent à germer et la mise en œuvre du plan d’actions du CCAS, porté par de nombreux acteurs du champ social, se traduit par de nombreuses réalisations.

Le premier enjeu concernait les politiques de redistribution. Nous avons doublé les moyens de l’aide sociale facultative (environ 700 000 € aujourd’hui dont les 2/3 pour de l’aide alimentaire), mis en place et élargi l’allocation municipale d’habitation pour les locataires pauvres du parc privé, créé une allocation de maintien en foyer de jeunes travailleurs pour les jeunes en insertion avec l’UMIJ, dépassé le seuil des 100 bénéficiaires du microcrédit personnel. En 2011 l’action sur le microcrédit sera élargie grâce à un partenariat avec la Banque postale, nous mettrons en place une plateforme d’accompagnement budgétaire pour conseiller les ménages en difficulté et expérimenterons un soutien spécifique aux jeunes de moins de 25 ans sous forme de « fond coup de pouce » pour solvabiliser les périodes de fragilités liées à l’arrivée d’un enfant ou au premier emménagement.

Dans le même esprit d’agir pour la redistribution, nous avons priorisé toutes les politiques d’accès aux droits et aux services sociaux, qui passent notamment par l’ouverture à de nouveaux publics des centres sociaux, transformés en des « Maisons des habitants » permettant l’implication citoyenne et l’accompagnement de nouvelles formes de pauvreté ou de fragilité sociale (voir ce post). C’est ainsi que des actions existantes ont été développées, comme les réseaux d’échanges réciproques de savoir ou les actions sociolinguistiques, et que de nouvelles initiatives ont démarré ou seront lancées en 2011 : paniers solidaires, plateforme mobilité et auto-école sociale, épicerie solidaire itinérante, outil d’accès à la culture pour tous, fonds de participation des habitants, comités de usagers, mise en place expérimentale d’un baromètre participatif d’accès aux droits sur le secteur 6 avec Odénore. Le nouveau projet des centres sociaux se traduira aussi en 2011 par des rapprochements avec l’antenne mairie, comme sur le secteur 4, ou avec l’éducation populaire, sur Prémol, Teisseire,  l’Abbaye ou les Eaux Claires. Sur la Villeneuve, à l’Arlequin, le nouveau projet du Patio avec un accueil commun au centre social et à l’antenne mairie concrétisera, avec la mise en place d’un café associatif, l’installation d’une véritable plateforme d’accès aux droits et aux services que nous voulons porter avec les services sociaux du conseil général. Enfin, le nouveau projet des centres sociaux est maintenant soutenu par plus de 20 jeunes volontaires engagés dans le cadre du service civique, qui apportent leur enthousiasme, leur créativité, leur envie d’agir.

Dans le domaine de la petite enfance, cette année 2011 verra l’arrivée de deux nouveaux équipements, la crèche dite T2A à proximité de Berriat, d’une capacité de près de 80 places, et une crèche associative chemin de Beauregard à proximité du nouveau quartier de Bonne, pour une quinzaine de places. Dans le même temps, nous lancerons – enfin – la réhabilitation de la crèche Vieux Temple et poursuivrons le développement de notre priorité sociale dans l’accès aux crèches accompagné du déploiement du programme Parler Bambin.

Pour les personnes âgées, l’année 2011 verra l’aboutissement de la démarche participative d’élaboration du nouveau projet des logements-foyers, l’ouverture de l’EHPAD du Bois d’Artas, de l’espace « convivi’âge », et d’une petite unité de vie pour personnes dépendantes sur l’Abbaye. Les actions d’animation gérontologique, désormais pilotées à partir des besoins des quartiers, seront renforcées et mieux coordonnées pour lutter contre l’isolement. En outre, nous espérons l’aboutissement de projets partenariaux avec les associations, le secteur médical et le conseil général, comme la création d’un service partagé pour l’aide et les soins à domicile (spassad), la mise en place d’une filière de géronto-psychiatrie ou la mise en place d’une plateforme unifiée d’accès aux services de maintien à domicile avec les téléalarmes et le réseau vivial-ESP38. Enfin, j’ai bon espoir que la mobilisation collective pour rétablir une tarification spécifique dans les transports en commun pour les personnes âgées afin de lutter contre l’isolement connaisse dans les semaines qui viennent une issue positive, à la suite des travaux de la commission d’évaluation de la tarification solidaire du SMTC dans laquelle je me suis beaucoup investi.

Enfin, dans le domaine de l’hébergement qui connaît actuellement de très fortes tensions, cette année sera d’abord celle de l’ouverture du nouveau centre d’accueil à vocation intercommunal, d’une capacité de 70 places au lieu des 55 actuelles, dans un équipement qui accueillera aussi les nouveaux locaux du CHRS Henri Tarze. Pour les professionnels comme pour les personnes hébergées, ces deux équipements neufs constitueront une véritable amélioration, après de longues années d’attente. Autre bonne nouvelle, l’ouverture de lits « halte soin santé » au centre d’accueil et à la Boussole, qui permettront de mieux prendre en charge les lourdes difficultés de santé rencontrées par les publics de l’hébergement. Dans la suite du plan départemental d’hébergement, la Métro  portera avec le CCAS, en lien avec l’Etat le conseil général, un nouveau service d’accueil et d’orientation des demandes d’hébergement, avec pour mission de rendre plus transparent et plus fluide l’accès à l’hébergement et l’accompagnement vers le logement. Enfin, nous travaillons avec les associations et les institutions à la création d’un dispositif d’hébergement et d’insertion sociale et professionnelle des familles Roms, à l’échelle de l’agglomération, que nous espérons mettre en place avant l’été.

Bien sûr, cet inventaire non exhaustif des projets en cours ne tient compte que des bonnes nouvelles, alors que les inquiétudes sont nombreuses pour de nombreux autres dispositifs.

Bien sûr, ces avancées ne suffisent pas toujours à endiguer les tendances actuelles de régression sociale issues des politiques nationales.

Bien sûr, la satisfaction de voir avancer des projets locaux ne doit pas prendre le pas sur l’humilité nécessaire pour toujours essayer de comprendre l’évolution des besoins sociaux et s’y adapter avec le maximum de réactivité et d’efficacité.

Mais tous ces projets montrent que la mobilisation collective et l’envie d’agir ensemble n’ont pas abdiqué, malgré la morosité ambiante et les nombreuses situations de souffrance auxquelles nous sommes confrontés. J’aurai l’occasion de revenir ici sur chacun de ces projets pour rendre compte de leurs avancées, de leurs éventuelles difficultés, des premiers résultats de leur mise en œuvre. A nous d’être, en 2011 plus encore que les années passées, mobilisés, collectifs et imaginatifs pour faire progresser l’action sociale et lutter contre les inégalités.

Par Olivier Noblecourt - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation - mes convictions

Catégories

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés